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Les aventures d'Indy

Désormais, retrouve les nouvelles aventures d'Indy en cliquant ici

Indy, la vingtaine, parisien et gay affronte la vie au fil d'aventures parfois mouvementées.

Il est accompagné de
Sébastien son colloc ; de Julien son collègue au magazine gay ; de Sumo le patron du bar gay "Le Complexe" ...
et bien sur de Jun, son meilleur ami.

Album photos de indysansjones

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Conseil : commence par le premier épisode !

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Comme toutes les histoires il y a du faux
Comme toutes les histoires il y a une part de l’auteur. Comme l’auteur c’est moi, l’histoire contient des bouts de moi, mon prénom, des expériences, des traits de caractères.
Comme tous les jeunes de vingt ans, ma vie réelle et l’histoire d’ici sont ponctuées d’amitiés, d’amours, de déceptions (rares).
Il n’est pas tout à fait moi mais comme Indy reste Indy, nous sommes indissociables.

Le blog est décomposé en unités d'énonciation datées, appelés billets ou articles / The blog is broken up into dated units of stating, called tickets or articles Mes Billets/Articles

Titre du billet Episode 58 - Nous avons tous des valeurs
Posté le lundi 06/10/2008 à 21h30 RSS signifie Really Simple Syndication


Je me suis réveillé aux côtés de Benjamin sans m'être couché à côté de lui. Quand le soleil a tapé ma peau et que je suis sorti du sommeil, Ben m'avait rejoint après sa garde de nuit.

Quand j'étais rentré de discothèque, j'étais seul dans mon lit mais les choses auraient pu en être autrement.

Tout avait commencé la veille dans le bar de Sumo où je retrouvais Sébastien. Quelques verres, quelques discussions avec des habitués -ou non- et voilà que Fabio vient me parler. Inconnu.

Même s'il dit vaguement quelque chose à Sébastien -ce qui veut dire : « j'ai peut être couché avec »-, il m'était inconnu. Jusqu'à hier.

Poliment, je lui explique qu'il doit me laisser tranquille et que je suis fiancé. Mais pourquoi aime-t-on tant que cela jouer avec le feu ? Je ne sais pas pourquoi, j'avais envie qu'il me laisse et en même temps qu'il continue à me faire la cour.

Sébastien et moi sommes finalement partis en boîte de nuit pour évacuer nos tensions. Pas grand monde, logique : soir en semaine. C'était particulièrement calme jusqu'au moment où Fabio est arrivé.

Nous avons dansé, nous avons bu et tout compte fait, je suis rentré seul chez Benjamin. Comment pourrait-il en être autrement ? Aller dormir avec son amant dans le lit de son officiel, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le raisonnement.

Au réveil, j'arrivais à en sourire. Je me suis dégagé du bras de Benjamin et je suis sorti du lit. Je me disais à peu près :

« -De toute façon, je suis fidèle dont il ne peut rien arriver. Après tout, j'ai quitté Ben deux fois car il m'a trompé, c'est bien que j'ai des valeurs. »

Quand l'interphone a sonné et que le visage de Fabio est apparu à la caméra, mon coeur n'a fait qu'un bond. Moi, Fabio, Ben... un de trop pour un duo !

Titre du billet Episode 57 - Quoi que...
Posté le vendredi 03/10/2008 à 22h35 RSS signifie Really Simple Syndication


Le temps était passé… Longtemps…
Peut-être pas tant de temps que cela finalement mais il avait été riche.

J’étais assis à une imposante table qui dominait la pièce de ce restaurant. Je triturais un morceau de pain entre mes mains. Les bougies jouaient avec la couleur de mon verre de vin.

En face de moi se situait Sébastien. Il se laissait pousser les cheveux depuis quelque temps.
Nous l’avions retrouvé après sa disparition dans des conditions qui restent assez floues. Il avait abusé de substances interdites et sa tête avait fait le vide des événements. Plusieurs jours de trou noir. C’est en tout cas la version officielle.

Après l’hôpital et la police, il est revenu comme avant. Quoi que.


A côté de lui, dans ma diagonale, se situait Jun. Mon meilleur ami, encore plus aujourd’hui avec les liens qui se sont resserrés –si toutefois c’était possible.
Jérémie, son fiancé, est mort. Le soir où nous avons retrouvé Sébastien, Jérémie succombait à ses blessures. Il avait été renversé par un bus qui venait à pleine vitesse et auquel il n’avait pas prêté attention.

Depuis les funérailles, où il est resté en inconnu au fond de l’église, Jun a un voile qui est tombé dans ses yeux. Cependant, il a bien tenu le coup. Quoi que.


A côté de moi se trouvait Benjamin. Mon fiancé retrouvé. Dans les épreuves, il m’avait aidé et nous nous étions de nouveau mis ensemble. Pour la troisième fois déjà. J’ai fait table rase du passé et de ses infidélités. Quoi que.


Et moi ? L’affaire judiciaire me concernant s’est calmée. Comme un orage qui passe : violent sur le coup et oublié aussitôt. Quoi que.

Titre du billet Episode 56 - Essayer au moins
Posté le dimanche 07/09/2008 à 14h10 RSS signifie Really Simple Syndication


J’étais assis dans le bureau de Ben à l’hôpital. Il avait pris soin d’éloigner au maximum l’assistant avec lequel il m’a trompé. C’est en tout cas ce que je suppose puisque je ne l’ai pas croisé.

Benjamin téléphonait aux différents hôpitaux pour savoir s’ils avaient dans leurs locaux Sébastien, disparu depuis plusieurs jours.

En milieu d’après-midi, j’ai laissé Ben pour rejoindre Jun au chevet de son fiancé Jérémie. Jun lui tenait la main, il ne l’a pas lâché. Je suis resté assis sur une petite chaise en plastique inconfortable, à côté d’une tablette sur laquelle j’avais posé les fleurs que j’avais apportées.


En sortant du second hôpital et en rallumant mon téléphone, j’ai vu que Benjamin avait essayé de m’appeler plusieurs fois. Dans un message vocal, il m’indiquait que Sébastien avait été localisé dans une commune près de Paris.

A peine avais-je raccroché qu’Antoine Poulain, mon avocat, m’appela sur mon portable.
« -Bonjour Indy, je ne te dérange pas ?
-Bonjour Maître. Désolé mais je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment.
-Ah ? Je dérange alors.
-Disons pour faire simple que le fiancé de mon meilleur ami est dans le coma et qu’un autre de mes amis a disparu. »

Au silence qui s’est installé, j’ai bien saisi que mon avocat se redisait dans sa tête les mots que je venais de prononcer pour bien en comprendre l’intégralité.

« -Indy, je voulais juste qu’on puisse se voir pour régler quelques détails mais tout cela peut attendre. Je ne te retiens pas plus longtemps, bon courage pour tout. »


J’ai levé la main pour arrêter un taxi dans lequel je me suis engouffré en direction de l’hôpital pour retrouver Benjamin.

Titre du billet Episode 55 - Misunderstood
Posté le vendredi 05/09/2008 à 20h59 RSS signifie Really Simple Syndication


Chez moi, quelques vêtements étaient étendus sur le lit de Sébastien. Il avait dû sortir à une soirée dont il raffole. Seulement, Jun n'avait plus de nouvelles de lui et l'appartement semblait être resté en suspend depuis son départ.

Sébastien n'avait pas pu disparaître, pas de lui-même. Il est incapable de vivre sans son confort, incapable d'en avoir même l'idée.

J'ai appelé Jun sur son portable. Après lui avoir indiqué que j'étais sorti de ma garde à vue, il proposa de venir tout de suite rapporter ma valise, laissée à l'aéroport.


Jun me trouva sur le canapé, le visage dans les mains. Qu'arrivait-il dans ma vie ? En quelques jours le fleuve semblait s'être agité. D'abord avec l'accident du fiancé de Jun, puis avec la disparition de Sébastien et bien sûr, avec ma garde à vue.

En relevant la tête vers Jun j'ai découvert Benjamin -mon ex- juste derrière lui.
« -Il était en bas de l'immeuble, je lui ai dit de monter avec moi.
-Indy, comment vas-tu ? Puis-je t'aider ? »

Ben est venu s'asseoir à côté de moi et m'a tenu la main. J'ai pleuré en mettant ma tête sur ses genoux. Cachant mon visage de mes mains tremblantes, j'ai laissé sortir le trop-plein du fleuve. Benjamin n'a rien dit. Il s'est contenté de me caresser les cheveux.

Jun a allumé une bougie et s'est allongé sur le sol.
« -Et si on restait comme ça ? A-t-il dit. »

Nous sommes restés comme ça jusqu'à ce que Benjamin propose son aide pour retrouver Sébastien et propose d'aller parler aux médecins en charge du fiancé de Jun.

Je suis resté dans le noir de ma chambre dès cette fin d'après-midi jusqu'au lendemain en matinée. Misunderstood...

Titre du billet Episode 54 - L'amour sur le carrelage
Posté le vendredi 29/08/2008 à 20h06 RSS signifie Really Simple Syndication


J’étais au bar, assis au comptoir, avec mon avocat. Dans le début de notre discussion, j’avais appris qu’il se prénomme Antoine et que son père est également avocat.

Il a rencontré Ben –mon ex- dans un club pour les gays exerçant des professions libérales.
« -C’est pour ne pas dire : un club pour les gays riches ! Ajouta-t-il en souriant. Il n’y a pas de mal à gagner de l’argent, après tout. »

Alors que je faisais un léger ‘‘non’’ de la tête, je pensais que sur lui, il en avait pour l’équivalent d’un salaire entier –mon salaire, pas le sien, il va s’en dire !-.

Quand il expliqua que son père avait fait sa renommée en défendant des ministres ou des PDG, j’ai bien compris qu’Antoine avait toujours connu l’argent et que triturer une montre valant sans doute plusieurs milliers d’euros ne lui faisait absolument rien.

Alors que j’étais absorbé par ce qu’il portait au poignet (« cadeau d’un ex-ministre des Affaires Etrangères » d’après ses propres mots), je me persuadais que mes pulls H&M étaient pareils que son magnifique pull noir moulant…

Me disant que c’était sans doute l’homme idéal : riche, beau, intelligent… j’espérais qu’il allait arracher sa chemise –même s’il n’en portait pas- et laisser dévoiler son torse parfait en m’obligeant à lui faire l’amour, là, par terre. J’aurais cédé après les résistances d’usage.

Un carambolage au carrefour me fit sortir brusquement de mes songes. L’accident me rappela celui du fiancé de Jun. Amnésique et perturbé par ce que j’appelle une détention abusive, j’en avais complètement oublié tout le reste : Jun au chevet de son petit ami et Sébastien disparu.

Me fondant en excuses bredouillées, j’ai bu la fin de mon verre et attrapé mon sachet de réglisses. J’ai vu Antoine interloqué dans le reflet de la porte vitrée. Je suis entré dans la première bouche de métro, en direction de mon appartement.

Titre du billet Episode 53 - Ligne droite
Posté le jeudi 28/08/2008 à 13h36 RSS signifie Really Simple Syndication


Mon avocat, Maître Poulain, était toujours présent à mes côtés quand un policier est entré. Ce n’était plus la grosse femme du début mais un vieux de la vieille ; moustachu et la peau fatiguée.

En ouvrant le dossier sur lequel étaient inscrits –entre autre- mes nom et prénom, il marmonna.
« -Je vois que vous prenez très cela au sérieux. Vous faites venir Maître Poulain… D’habitude Maître, nous vous voyons –vous ou votre père- plutôt aux côtés des PDG ou ex-ministres…
-Mon client prend bien-sûr l’affaire au sérieux, vous le retenez en garde à vue sans qu’il comprenne de quoi il en retourne. Il est évident à mes yeux que mon client n’a absolument rien à voir dans toute cette affaire… Dit mon avocat en insistant sur ‘‘absolument’’. »
-Voyons voir Maître… glissa le policier en prenant sous ses yeux une fiche. Votre client est connu des services de police. Son nom est cité dans un dossier de prise d’otage il y a quelques mois et dans celui d’un vol à l’arrachée. »
-Commandant, vous savez comme moi que mon client était victime dans le premier cas. Il a même servi de médiateur entre la police et le preneur d’otage. Il a maintenu le voleur à terre dans le second cas : deux comportements irréprochables. »

Mon avocat en savait décidément déjà beaucoup sur moi, moi qui ne connaissait même pas son prénom. Par ailleurs, cette discussion se tenait comme si j’étais absent.

Le policier n’avait pas franchement l’air ravi. Il n’avait rien sous les yeux pour m’attaquer, ce qui m’arrangeait bien. J’espérais qu’il n’allait pas ressortir qu’au lycée j’avais séché une heure de sciences-physiques, ce qui m’avait valu un avertissement écrit.

L’interrogatoire s’est poursuivi pendant un temps que je suis incapable de déterminer. Finalement je suis sorti, en même temps que mon avocat qui m’a invité à aller boire un verre.
« -Puisque vous n’êtes plus avec Benjamin, il n’y verra aucun inconvénient. »

Au soleil et détendu, je pouvais prendre conscience que non seulement mon avocat était efficace, mais aussi, beau.
Dans une rue parallèle, il m’emmena dans un établissement moderne qui m’était inconnu et s’installa au comptoir.

Titre du billet Episode 52 - Comme le chocolat
Posté le mercredi 27/08/2008 à 20h45 RSS signifie Really Simple Syndication


« -Votre avocat vient de se présenter de lui-même au commissariat. Vous allez pouvoir le voir. »

C’est ce que m’annonça la femme aux cheveux filasses avant de claquer la porte derrière elle. Mon avocat ? Je n’avais jamais eu besoin d’un avocat et je supposais –à tort- qu’elle parlait d’un commis.

Elle revint dans la pièce sombre.
« -Maître Poulain est là. Ce n’était pas la peine de sortir une si grosse artillerie… »
Dit-elle sur un ton presque d’excuse.

« -Bonjour Indy ! Me lança-t-il en me tendant la main, alors que la porte se refermait.
-Bonjour Maître. »

Je ne pensais pas dire ‘‘maître’’ en dehors d’une soirée sado-maso, comme quoi…

« -Avant tout, prenez ceci. Ce sont des réglisses.
-Comment savez-vous que j’adore les réglisses ?
-C’est Benjamin qui me l’a dit. C’est lui qui m’envoie. Il m’a appelé ce matin pour me dire que son fiancé était à la financière et je suis venu immédiatement.
-Benjamin n’est plus mon petit-ami, enfin c’est un détail dans le moment présent. Je ne sais pas comment il a su que j’étais là. Moi-même je ne sais pas vraiment pourquoi je suis ici… »

Le jeune avocat se redressa sur sa chaise et sortit de son sac en cuir de marque un stylo Mont Blanc lui ayant sûrement coûté plus de 400 euros.

« -Indy –permettez que je vous appelle Indy-, votre patron a semble-t-il payé votre voyage aux Etats-Unis avec de l’argent sale, provenant d’un trafic de voitures volées.
-Je n’en savais rien !
-Bien sur, c’est certain, mais ça leur fait plaisir de vous garder un peu. Ne vous inquiétez pas, tout sera très vite terminé. Il va y avoir un interrogatoire et vous serez relâché. »

Titre du billet Episode 51 - A vue
Posté le mardi 26/08/2008 à 13h49 RSS signifie Really Simple Syndication


Indy est de retour sur le sol français après un séjour aux USA. Jun, lors d’un appel, lui a annoncé qu’il était recherché par la police et que Sébastien –son coloc- était introuvable.


La police doit être bien informée sur tout car à ma descente d’avion, elle était sur le tarmac. Fred –mon patron- et moi avons été interpellés par des policiers alors que nous avions à peine eu le temps de respirer l’air français.

Tels des cow-boys, ils ont voulu nous passer les menottes, sans daigner nous dire pourquoi nous étions emmenés. Jun, qui était présent amicalement pour mon retour, a assisté incrédule à la scène et s’est heureusement chargé de mes valises. Je n’ai pas pu lui demander des nouvelles de son petit ami, hospitalisé après un accident.

A la brigade financière de Paris, où nous avons été conduits, nous avons attendu plusieurs heures dans une salle glauque avant d’être emmené un par un vers un interrogatoire.

« -Vas-t-on enfin m’expliquer ce qui se passe ? Je croyais que c’était uniquement dans les films qu’on traitait les gens ainsi.
-Vous êtes, jeune homme, à la brigade financière. Il semble que vous ayez utilisé de l’argent sale. Me déclara une femme usée aux cheveux décolorés.
-Pardon ?
-Vous avez été aux Etats-Unis, vous ne niez pas ? Bien… L’argent payant ce voyage, d’où provient-il ?
-Je ne sais pas. Des fonds de la société qui édite le magazine pour lequel je travaille ; je suppose.
-Vous n’avez pas vérifié ? Dit-elle en croquant une noisette.
-Les employés n’ont pas l’habitude de faire une enquête pour savoir d’où provient l’argent qui paye leurs déplacements. N’ai-je pas le droit à voir un avocat ? »

Après m’avoir dit que tout ne se passait pas comme dans les films, justement, elle se leva et quitta la pièce. Je suis resté plusieurs minutes seul. La bonne femme est revenue, me jetant au visage ma mise en garde à vue. J’en savais plus que je ne voulais bien le dire, m’annonça-t-elle.

« -Vous êtes forte, nous avons échangé deux phrases seulement et vous pouvez affirmer que je vais être utile à l’affaire ?
-Silence ! »

Titre du billet Episode 50 - Début ou fin ?
Posté le jeudi 07/08/2008 à 11h10 RSS signifie Really Simple Syndication


Indy achève son séjour de travail aux Etats-Unis.



Dans notre interview des triplets Visconti, j’avais tenté d’apporter un peu de psychologie pour étoffer la rencontre. Ce n’était pas du goût de Fred qui m’a dit entre les dents.
« -Tu te prends pour Freud ? On fait un numéro spécial States, pas ‘‘psychologie magazine’’.
-Il n’empêche qu’on peut demander si ça ne leur est pas étrange de faire des trucs à trois en étant frères.
-Ca n’intéresse pas le public et je ne veux pas embarrasser les triplets !
-C’est plus intéressant que ta question de tout à l’heure : ‘‘faut-il prendre des féculents avant de tourner un porno ?’’ »

Les triplets attendaient manifestement que Tray traduise mais nous lui avons fait signe que c’était inutile.
En sortant de la pièce, à la fin de l’entretien, mon portable s’est mis à sonner. Je n’avais presque plus de batterie et les prises électriques ne sont pas les mêmes à L.A qu’à Paris. C’était Jun.

« -Jun ! Ca me fait plaisir que tu appelles mais je n’ai presque plus de batterie et je n’ai pas d’adaptateur. Comment vas-tu ?
-Ca va, ça va. Dit-il sans enthousiasme.
-Ca n’a pas l’air. Que se passe-t-il ?
-C’est mon copain, il est à l’hôpital. Il s’est fait renverser par une voiture à un passage piéton. »
Il y eut un silence. J’ai compris à la voix de Jun que c’était grave.

« -Je n’appelle pas pour ça Indy. La police te cherche.
-Pardon ? Je n’entends pas bien, parle plus fort s’il te plait.
-La police Indy. Elle te cherche. Elle est passée deux fois déjà me voir au travail. Ils ont essayé à ton appart mais Sébastien n’y est plus, il est introuvable, et personne n’a pu leur ouvrir. Indy, rentre dès que tu peux. »

Ma batterie m’a lâché à ce moment là. Tray est venu vers moi.
« -Tout est OK ? Tu n’as pas l’air bien. »

Comme prévu nous sommes partis le soir même pour Paris. Je me demandais ce que la police pouvait me vouloir et où était Sébastien.

Titre du billet Episode 49 - Visconti
Posté le mardi 05/08/2008 à 21h53 RSS signifie Really Simple Syndication


Ce matin là à Los Angeles, je me suis fait réveiller par le soleil. Il tapait dans la baie vitrée avant de venir cogner ma joue. A ma bouche pâteuse j’ai remarqué que j’avais dû boire un peu trop la veille. J’étais allongé comme une vache sur un fauteuil, en caleçon et chaussettes.

A la vue de la pièce, j’ai compris que je n’étais pas à l’hôtel ; ou alors pas dans ma chambre, ce qui devient inquiétant. J’étais resté chez Tray qui m’avait invité chez lui. Nous avions passé une soirée agréable avec quelques amis à lui et vraisemblablement je ne tiens pas mieux l’alcool aux USA qu’en France. Son chat me regardait. J’ai bien senti qu’il me jugeait. Il devait penser quelque chose du genre « t’es pas au mieux mon gars… », mais en anglais bien sur.

Je me suis cru dans un mélange de séries entre Sabrina (pour le chat qui pense) et Beverly Hills (pour les jeunes dépravés dans une maison de luxe). Et dire que je n’avais même pas d’appareil photo sous la main pour prouver le moment !

Je suis allé réveiller Tray puisque nous devions être à l’hôtel rapidement.
« -Tray. Tray ! Réveille-toi, on doit aller à l’hôtel chercher Fred. Je prends une douche.
-Humshmum, a marmonné phonétiquement mon guide. Okay, okay. What time is it ? »

J’étais déjà sous la douche pour tenter d’être plus présentable. Tray cogna contre la porte.
« -Si tu as la bouche comme la mienne ce matin, tu dois prendre la brosse à dent qui est placard du dessous du robinet. Okay ? »

Nous sommes arrivés juste avant Fred. Il m’a fait remarquer mes yeux gonflés et mes habits, les mêmes qu’hier. Cette matinée là nous avons enfin fait une vraie interview. Dans le quartier des studios, nous avons rencontré les triplets Visconti. Inutile de me demander qui est qui parmi les trois.

L’entretien s’est bien passé, de manière détendue. Sébastien m’avait fait promettre de lui ramener des photos et des autographes. J’avais un peu honte de faire signer des vedettes du porno mais j’ai bien précisé que c’était pour un ami. Pendant qu’ils parlaient, j’ai imaginé la chose s’il était venu.

Titre du billet Episode 48 - Californie
Posté le lundi 04/08/2008 à 22h35 RSS signifie Really Simple Syndication


Indy poursuit son séjour de travail aux Etats-Unis.



Tray est arrivé à l’hôtel en début de matinée. Il portait un tee shirt blanc avec les visages de quatre individus que je ne remettais pas. Je n’ai pas osé lui demander de qui il s’agissait, de peur de paraître idiot.

Ce jour là nous avons parcouru Hollywood. J’avais bon espoir de croiser des stars. Je n’en ai pas vu mais j’ai vu leurs maisons, même si Tray n’était pas capable de me dire qui habite où. Fred, mon patron, prenait en photos quelques villas.
« -Tu devrais prendre les chiens. S’ils sont en promenade ici c’est que se sont des chiens de riches avec leur dog-sitter.
-La photo d’un toutou, ça ne va pas du tout avec le reportage.
-C’est drôle, non ? Moi je trouve ça décalé, amusant. »

Même s’il a fait semblant d’ignorer ma remarque dans un style « Indy, c’est complètement abruti », j’ai bien vu que pendant que je parlais à Tray il avait sorti son appareil pour canarder deux chiens si énormes qu’on aurait dit des veaux…


Sur un banc, alors que Tray attendait pour les hot-dogs, je me passais de la crème solaire dans l’espoir de ne pas être trop rouge à mon retour. Le soleil californien tape méchamment.
« -Tray, comment fais-tu pour être si blanc par cette chaleur ?
-J’arrive juste, comme vous. J’étais parti quelques jours à Seattle et il y fait moins chaud. Je suis revenu pour vous servir de guide, comme convenu. »

L’après-midi nous n’avons rencontré personne. Moi qui pensais interviewer des dizaines d’individus, mon carnet était presque vierge. Toutefois, nous nous sommes arrêtés dans un bar fréquenté par des français pour avoir leurs impressions sur la vie aux USA.

A l’hôtel le soir, j’étais assez content de ce que j’avais écrit. Sur du papier, à l’ancienne, j’avais rédigé des débuts d’articles, griffonné des idées, noté des phrases.

Puis, je suis allé me détendre chez Tray qui nous avait invité à passer une soirée chez lui. Fred n’est pas venu pour pouvoir se coucher tôt.

Titre du billet Episode 47 - Vogue
Posté le mardi 29/07/2008 à 11h10 RSS signifie Really Simple Syndication


Mon jeune guide-traducteur, Tray, m’a emmené dans un bar gay de Los Angeles en guise de mise en bouche à mon séjour. La vie nocturne de la ville est étrangement morne. Les gens à Los Angeles se couchent tôt, avant moi malgré l’épreuve du voyage dans les jambes.

Je ne devais pas oublier la mission du voyage : le numéro spécial USA. Très vite j’ai trouvé de quoi écrire le premier article. Les Français ont la cote, quoi qu’en disent les médias. Lors de cette soirée, plusieurs Américains nous ont tournés autour pour entendre mon accent frenchy. Dans un coin du bar-club, une affiche géante d’un éphèbe montrait un sous-vêtement YSL.

« -Il a un underwear français sur l’affiche. Celui-là te dit qu’il veut voir si toi aussi tu as underwear français. Me dit Tray en indiquant du doigt un homme à côté de lui.
-Non-merci, c’est gentil mais je vais plutôt dormir ! »

Vu ma fatigue, il était bien plus raisonnable d’aller au lit seul pour pouvoir ensuite profiter au mieux des jours restants.


Le lendemain matin, c’est dans mes chaussettes que j’ai retrouvé Tray. Au sens figuré bien sur. Fred s’était reposé et il se sentait en pleine forme, ce n’était pas mon cas. Un café long en main, je pouvais arpenter les rues très ensoleillées de Los Angeles. J’avais envie de tout prendre en photo.

Après une rencontre avec un directeur de magazine gay local, Tray nous a fait manger dans un fast-food. Fred a pris quelques photos qualifiées par lui-même « d’esthétiques » pour le mag. Il s’agit de monter au lecteur que nous avons vraiment pratiqué tous les clichés ! Puis nous avons digéré sur la plage. Quel bonheur de sentir le sable chaud. Je me faisais un plaisir d’observer les sauveteurs de derrière mes lunettes de soleil mais la tour que nous avions choisi était occupée par un individu du sexe féminin…

Titre du billet Episode 46 - Welcome USA
Posté le lundi 28/07/2008 à 15h01 RSS signifie Really Simple Syndication


J’hésitais au moment de faire mes valises sur les affaires à apporter à Los Angeles. Avec Fred, mon patron, le départ était prévu pour le lendemain après-midi. Notre mission était de concocter un magazine spécial USA qui fasse réellement couleur locale. Je prenais ça comme des vacances plus que comme un vrai travail laborieux.

Avec Sébastien lors d’un délire nous avions imaginé que l’argent utilisé pour le voyage était issu du trafic de drogue international et que mon big boss en était le leader. Pour un magazine où on me faisait compter chaque centime, je trouvais que ce voyage sonnait comme un vrai cadeau de Noël. Quelque part, je pouvais remercier mon collègue d’être malade et de m’avoir laissé sa place de force.

Jun était venu m’aider pour ma valise. Non seulement c’est mon meilleur ami mais il a en plus du goût. Je ne voulais pas passer pour un retardé aux USA.

Le moment du départ est vite arrivé. Je stressais légèrement dans l’avion mais Fred semblait encore plus paniqué que moi, ce qui au final me détendait. Il avalait des cacahuètes à une vitesse vertigineuse et l’avion n’avait pas encore décollé qu’il avait vidé le paquet, ne me laissant que le sel.

Le voyage s’est déroulé paisiblement. Il n’y a rien eu de spécial et j’en ai profité pour peaufiner le programme avec Fred. J’avais bien l’intention de montrer de quoi j’étais capable pendant ce court séjour.

Fred a mangé un autre paquet de cacahuètes à l’occasion de l’atterrissage. Dans le hall de l’aéroport, un jeune blond nous attendait avec nos noms sur une pancarte. C’était notre guide et traducteur, bien qu’il ne maîtrise pas encore toutes les subtilités du français.

« -J’espère que vous avez fait le bon voyage » dit-il avec un accent à tomber.

Le programme commençait déjà, même si j’étais sur les rotules. Il voulait nous emmener dans un bar gay mais Fred était trop fatigué. J’y suis allé seul avec lui.

Titre du billet Episode 45 - Retour perdant
Posté le dimanche 27/07/2008 à 21h12 RSS signifie Really Simple Syndication


Julien, mon collègue au magazine, devait aller aux Etats-Unis avec Fred, mon patron, mais il s’est bloqué le dos à deux jours de partir.

Je suis allé chez Julien pour le soutenir et lui apporter des caramels. Il était scotché dans son lit depuis la veille.
J’aurais dû appeler avant de m’y rendre. Dans le salon se trouvait Benjamin.

Mon cœur n’a fait qu’un bond. Il était sur le canapé en jean et chemise blanche, une jambe sur l’accoudoir.
« -Qu’est-ce que tu fais là ?
-Indy ? » Il semblait aussi surpris de me voir.
« -Je suis venu soigner un mal de dos. Tu le connais ?
-Pourquoi c’est toi qui vient ?
-Indy, je t’ai laissé tant de messages ! Tu n’as jamais répondu, jamais ouvert la porte. »
Il s’était levé et était debout face à moi.
« -Tu n’as pas répondu à ma question. Pourquoi est-ce que c’est toi qui es venu ? Ai-je demandé
-Tu n’as pas répondu à la mienne non plus. Soit. Tu n’es pas sans savoir que je suis médecin et aussi réputé pour débloquer les membres. On m’a donc appelé, il semblait qu’il y avait urgence. J’ai bien fait de venir, on va pouvoir parler.
-Oh non ! Je n’ai rien à te dire Benjamin et je n’ai pas envie de t’écouter donc tu vas débloquer Julien et partir et moi je vais rester là. »

Je ne me sentais pas bien du tout. La douleur de la rupture était passée mais le voir la faisait revenir.
« -Mon amour… a-t-il commencé
-Amour ? C’est terminé ça.
-Je n’en sais rien, tu es parti sans rien dire et tu ne m’as pas parlé depuis.
-Les faits se passaient de commentaires. Tu voulais peut-être que je serre la main de celui avec qui tu me trompais ? »

Un homme est entré et a appelé Ben pour aller auprès de Julien.
« -Reste-là Indy, je reviens. »

J’ai posé ma boîte de caramels et je suis parti. C’est tout compte fait moi qui suis parti.

Titre du billet Episode 44 - Parler sans la voix
Posté le samedi 26/07/2008 à 17h32 RSS signifie Really Simple Syndication


C’était le jour pour voir le petit ami de Jun. Ils s’étaient mis ensemble juste avant ma rupture d’avec Benjamin et les événements avaient retardé notre rencontre. Jun voulait qu’on puisse tous se voir autour d’un verre.

J’ai supposé qu’il était important pour lui. Bien que je sois son meilleur ami, Jun ne m’a montré que peu de copains. A dire vrai, il en a eu peu. Jun est très spécial dans ses relations et certains sont sûrement effrayés. Il attache beaucoup plus d’importance au dialogue qu’au sexe et il est en cela le strict opposé de mon colocataire.


Jun avait oublié de préciser un détail qui me semble assez important : son fiancé est muet. Pour communiquer, c’était plutôt difficile.
Sur les deux heures trente que nous avons passé ensemble, je n’ai pas compté le temps de silence qu’il y a eu mais j’aurais dû, pour faire des statistiques qui auraient été impressionnantes.
Lui ne parlait pas, Jun ne parlait pas et le regardait, et moi je ne parlais pas car je n’avais plus personne à qui parler ! Je ne voulais pas parler qu’à Jun pour faire bande à part et je ne pouvais pas vraiment parler à son ami puisqu’il ne pouvait que me répondre approximativement. Je n’ai pas voulu le mettre mal à l’aise.

J’ai trouvé le moment plutôt amusant. Jun m’a assuré que le manque de mots permettait l’instauration d’un autre dialogue, avec les mains, le souffle, les yeux. Faire fonctionner ses sens et communiquer avec ses émotions. C’est peut-être le secret d’un couple qui fonctionne.

Depuis sa rencontre, Jun a décidé d’apprendre la langue des signes. Son copain m’a appris à dire mon prénom.


En rentrant à l’appart, la tête pleine à craquer d’idées, j’ai trouvé sur mon palier un sachet de réglisses. Ben y avait laissé un mot que j’ai lu, exceptionnellement. Il s’y excuse une énième fois de son attitude et veut me revoir.

Jetant le papier à la poubelle, j’ai décroché mon téléphone qui sonnait. Mon patron me signalait que je partais finalement aux USA avec lui, Julien étant malade.

Titre du billet Episode 43 - Tourner la page
Posté le vendredi 25/07/2008 à 11h58 RSS signifie Really Simple Syndication


Ok, j’avais couché avec Diego. C’était pour oublier Benjamin (je pense). Il avait appelé Sébastien qui lui avait donné ses coordonnées. Par son intermédiaire, il avait réussi à me joindre et nous avions fixé un rendez-vous dans un café au milieu de l’après-midi.
J’avais fait un rapide tour de mes principes : je ne suis plus en couple, j’ai besoin d’un nouveau souffle, il est mignon. Au risque de ressembler à Sébastien, nous avons fait l’amour cet après-midi là.

C’était très en deçà de ce que j’espérais. C’était la première fois depuis la rupture brutale entre Ben et moi. Peut-être fallait-il passer par-là.
Nous nous sommes quittés en fin d’après-midi et il m’a dit qu’il me rappellerait. Il ne l’a toujours pas fait. Est-ce mieux ainsi ? Je veux m’en persuader.


Niveau travail, Fred et Julien allaient partir aux USA. Je n’ai aucune idée d’où sort soudainement cet argent pour payer un tel voyage. Fred m’a expliqué que c’est le big boss qui l’avait donné pour pouvoir faire un numéro spécial sur les States avec des interviews. Fred s’est pris le premier billet (privilège du chef) et Julien a gagné le second (ancienneté). Moi, bon dernier arrivé, j’étais chargé de rester à Paris pour couvrir l’actu et mettre à jour le site.

J’étais au bureau par hasard, alors que je ne devais pas y passer et Sébastien a téléphoné à Fred.
« -Bonjour, c’est Seb, le coloc d’Indy. J’ai appris pour votre voyage. J’ai eu une idée. Vous devriez laisser les billets à Indy ! dit-il dans le combiné. »
J’étais au moins aussi surpris que Fred, qui avait mis le haut-parleur.

« -Pardon ? Et… de quel droit ?
-Il sort d’une relation compliquée et il n’a pas trop le moral… Ca lui changerait les idées ! C’est pour lui que je dis ça…
-Je vois.
-Oh, et bien sur, je pars avec lui ! Hors de question de le laisser seul à la dérive, il doit être encadré par un proche et vous ne l’êtes pas assez. Ne vous inquiétez pas, je suis bilingue ! »
Mon étonnement avait laissé place au rire étouffé. C’était du Seb tout craché, sans aucun complexe.

Après avoir dit qu’il allait réfléchir, Fred raccrocha.
« -Il est gonflé ton pote !
-Il ose tout. Alors, tu m’envoie aux USA ? dis-je avec un sourire malicieux.
-Non ! »
Fred me tapota la joue et continua son travail. De mon côté, je retournai chez moi.

Titre du billet Episode 42 - Sans gêne
Posté le mercredi 23/07/2008 à 17h15 RSS signifie Really Simple Syndication


Nous étions passés pour une dernière fois aux douches. Avant que nous ne partions, Diego était revenu vers Jun et moi pour nous demander si nous voulions bien lui donner nos numéros de téléphone.
« -Sous une douche, j’ai rarement un stylo. » A dit Jun.


Sébastien est alors arrivé et lui a promis de donner ses coordonnées en sortant.
« -C’est à dire que c’est surtout tes amis qui m’intéressent… a dit Diego
-Pardon ? Tu refuses mon numéro ? Je ne crois pas, non… PERSONNE –dit-il en insistant bien- ne refuse mon numéro. Puis, Sébastien sourit. De toute façon, tu ne peux pas avoir les deux. Lui c’est Indy et il sort d’une rupture amoureuse qui l’a anéanti. Enfin il s’en est remis bien vite, passons. Il ne va pas recommencer une histoire. Et lui c’est Jun. Je ne sais pas si c’est son pays qui veut ça mais il ne couche pas, il discute juste. D’ailleurs il n’est pas vraiment gay. Alors tu vois, perds pas ton temps, je te donne mon numéro ! »

Sébastien est incorrigible mais parfois j’aimerais tellement lui mettre une paire de claques pour secouer ses treize ans d’age mental.
En quittant le sauna, nous avons fait une pause dans la rue pour attendre Seb qui avait pris du retard.
« -Je ne vais pas présenter Sébastien à l’homme que j’ai rencontré ! M’a dit Jun. Il ferait fuir n’importe qui avec son assurance et ses idées préconçues sur moi !
-Tant que tu me le présente à moi ! Ai-je ajouté. »

Sébastien est enfin sorti et tous les trois nous sommes allés dans une pâtisserie. Ce n’est pas le manque d’effort qui nous a creusé l’appétit mais après tout, rien de tel que de la crème pour se faire plaisir !

Titre du billet Episode 41 - Goooaaalll
Posté le lundi 21/07/2008 à 18h58 RSS signifie Really Simple Syndication


Le beau gosse du sauna nous regardait désormais ostensiblement. Jun faisait semblant de s’inspecter les pieds et de mon côté la chaleur devenait trop intense pour mon corps.

Sébastien avait ouvert encore un peu plus sa serviette sur sa cuisse et bien qu’il regardait avec malice le jeune homme, c’est un autre homme en face qui pour le coup mâtait ses attributs.
« -Comment tu t’appelles ? a lancé Sébastien
-Diego »

Jun ne savait plus quelle partie de son pied regarder. Il sentait comme moi que tout le sauna nous regardait –c’est l’impression que nous avions en tout cas.

Sébastien était aux anges. Voilà exactement ce qu’il aime dans un sauna (et ailleurs aussi !) : draguer. Ils ont échangé quelques banalités.
J’ai trouvé que le procédé manquait de charme. Avec Jun, nous sommes partis prendre une douche fraîche puis il a fait un peu de vélo. Moi je m’étais allongé comme une larve sur un siège pour feuilleter un magazine. Dans la pile, j’étais assez content de trouver le mag pour lequel je travaille.

Lorsqu’un mec est venu s’asseoir à proximité, j’ai voulu tenter d’être impressionnant en lui montrant un article que j’avais signé mais il n’en avait rien à faire. Il a eu un sourire-rictus et s’est mis à parler à un métis dans une langue qui m’est étrangère. Apparemment il ne parlait pas français. Il n’a donc pas été impressionné du tout.

Jun est revenu vers moi après une nouvelle douche. Sébastien est arrivé à peu près au même moment, le sourire aux lèvres.
« -Au sous-sol c’est encore plus chaud que dans le sauna ! »

Titre du billet Episode 40 - Transpiration
Posté le mardi 15/07/2008 à 13h09 RSS signifie Really Simple Syndication


La tecktonik en discothèque est vraiment pénible. Quelques individus se mettent toujours à danser au milieu de la piste et les gens s’agglutinent autour pour regarder, laissant un grand espace central vide.
Notre soirée avait toutefois été excellente, malgré l’odeur de transpiration du mec qui collait Jun.

Jun avait tenté de s’en débarrasser, en le poussant un peu, puis en se décalant.

Sébastien s’est finalement décidé à aller voir ce type.
« -Ho ! Tu laboures le dos de mon ami avec ton coude depuis tout à l’heure !
-Tu veux régler ça sur le parking toi ? Il est pas capable de se défendre ton ami ? avait répondu le bourrin.
-Comme on dit chez moi, ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique. A lancé Jun très serein. »

L’homme est resté muet, trop complexe pour lui peut-être. Il est finalement parti plus loin et nous avons poursuivi notre soirée.

Le lendemain matin, les réveils étaient plus difficiles. En revenant du bureau où j’étais allé pour signaler que j’allais mieux et que je me remettais au travail, Sébastien a proposé qu’on se rende dans un sauna pour détendre nos peaux fatiguées.
C’était encore un bon moyen d’oublier les épisodes vécus précédemment et cela pouvait faire partie de mon plan de reprise en main.

Une fois acquittée la taxe d’entrée et nos vêtements ôtés, nous étions dans les couloirs moi, Jun et Sébastien. Avec un air de malice, ce dernier annonça
« -Je n’ai rien mis sous ma serviette ! »
Par prudence, Jun et moi avions opté pour un maillot de bain...

Ce sauna d’un style relativement nouveau affichait un design intéressant dans une nouvelle salle rénovée. Cela faisait penser à une usine.

Dans un coin de la pièce, un jeune homme luisait déjà de sueur, adossé contre un mur. Nous nous sommes assis sur un rebord et Sébastien, ostensiblement, a laissé sa serviette se fendre sur sa cuisse gauche. Il savait très bien qu’on allait vite le draguer.

Titre du billet Episode 39 - Déclic
Posté le lundi 14/07/2008 à 17h42 RSS signifie Really Simple Syndication


Je ne sais pas pourquoi quand on est au plus mal moralement on s’enfonce encore plus dans la morosité. Depuis ma (seconde) rupture brutale avec Benjamin, j’avais ressorti tous mes disques les plus tristes qui soit, de quoi pousser le plus heureux à se pendre.

Jun était arrivé à l’appartement pendant que Barbara entamait l’Aigle noir. J’étais affalé sur mon canapé à manger un sachet de réglisses. Car les déprimés mangent beaucoup...

Benjamin m’avait laissé d’innombrables messages sur mon répondeur puisque je n’avais répondu à aucun de ses appels et j’avais effacé sans les lire ses SMS.
« -Inutile d’écouter ses excuses pathétiques. Avais-je dit à Jun.
-Là c’est toi qui est pathétique. Allez Indy, il faut rebondir ! M’avait lancé Sébastien qui sortait de sa chambre. »

La méthode de Sébastien était vraisemblablement de m’étourdir d’hommes. La première étape passait par sortir en boîte pour me changer les idées.

Il fallait avant tout que je me douche et que je change d’habits. Jun avait appelé mon travail pour expliquer mon absence, comme un père appelle le collège de son fils le jour où il est malade. Mon chef comptait sur mon retour rapide et proposait à Jun que j’écrive sur mon expérience.

« -Jun, tu ne devrais pas rester ici. Tu as un copain désormais.
-Et toi tu n’en as plus. Donc je viens avec toi. »


La nuit tombée, nous étions rendus en disco. La présence des amis m’a réchauffé le cœur et nous nous sommes vraiment amusés. Seb, fidèle a lui-même s’est frotté langoureusement à plusieurs hommes. Avec Jun, nous avons bougé comme des fous, faisant sortir toute la tension et libérant tout.

Ce soir là j’ai décidé de me reprendre en main.

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